IA pour le recrutement
Une annonce reçoit cent vingt candidatures en dix jours. Trente sont lues, dix rappelées, une recrutée — et cent dix personnes n’ont jamais de réponse. Le geste qui coûte en recrutement n’est pas le choix, c’est tout ce qui l’entoure : accuser réception, répondre, caler des entretiens, relancer un manager, rédiger un compte rendu. Une demi-journée par jour où le recruteur ne recrute pas.
Les gestes qu’on retire en premier dans ce métier
Ce que ce métier paie quand rien ne bouge.
Des fourchettes, pas des promesses. Elles viennent de gestes qu’on rencontre dans ce métier et d’ordres de grandeur qu’on mesure au relevé — le vôtre peut être en dehors, dans un sens comme dans l’autre.
Ce qu’on retire, et ce qu’on laisse.
Chaque geste est décrit avec ce que l’agent prend en charge et ce qui reste à une personne. Si la seconde colonne est vide, c’est qu’on n’a pas compris le métier.
Accuser réception et répondre à chaque candidature
Ce que fait l’agent
Chaque candidat reçoit une réponse dans l’heure, puis une réponse de suite — entretien proposé ou non — rédigée dans le ton de la maison, jamais un silence.
Ce qui reste à une personne
Le choix. L’agent ne trie pas, ne classe pas, ne note pas : c’est le recruteur qui lit et décide, et le journal montre qu’aucune personne n’a été écartée par une machine.
Rédiger la fiche de poste depuis le brief
Ce que fait l’agent
À partir des notes du manager et des fiches précédentes, il rédige la fiche et l’annonce, avec les mentions obligatoires, sans critère discriminant.
Ce qui reste à une personne
La relecture et la publication. Une mention illégale dans une annonce engage l’employeur.
Organiser les entretiens
Ce que fait l’agent
Il propose des créneaux depuis les agendas du recruteur et du manager, confirme, envoie les rappels et la préparation au candidat.
Ce qui reste à une personne
L’arbitrage entre deux candidats sur un même créneau, et tout ce qui se dit en entretien.
Relancer candidats et managers
Ce que fait l’agent
Un manager qui n’a pas donné son retour depuis quatre jours, un candidat qui n’a pas confirmé : il relance au bon moment, dans le bon ton.
Ce qui reste à une personne
Le contenu du retour. Il demande, il ne suggère pas.
Rédiger le compte rendu d’entretien
Ce que fait l’agent
Depuis les notes ou la transcription du recruteur, il produit le compte rendu dans votre trame : ce qui a été dit, les points à vérifier, les prochaines étapes.
Ce qui reste à une personne
L’appréciation. Le compte rendu rapporte des faits ; l’avis sur la personne est écrit par le recruteur, et signé par lui.
Aucun candidat n’est écarté, classé ou noté par un agent. Jamais.
Trier des personnes par une machine, c’est le risque de discrimination le plus direct qui existe, et la loi l’encadre. L’agent répond, organise, relance et rédige ; il ne lit pas un CV pour décider. Le recruteur lit tous les dossiers, et le journal prouve que chaque décision est humaine. Le schéma ci-dessous montre où s’arrête son périmètre.
Aucune branche ne contient de tri. La condition porte sur ce que le recruteur a décidé — jamais sur le candidat.
Dix systèmes, un relevé, un seul système ouvert à la fois — celui dont le retour est le plus court. Lire la méthode en entier, ou revenir au pilier agence IA.
Avec quoi on l’ouvre, et pourquoi ici.
Le choix de l’outil arrive en dernier et il est réversible. Mais dans ce métier, trois contraintes reviennent et orientent le choix avant même de commencer.
L’agent lit ce que votre outil expose et écrit dans ce qu’il accepte. Il ne remplace rien — il fait enfin répondre.
Chaque réponse, chaque relance est datée avec sa cause. Si un candidat conteste, le journal montre qu’un recruteur a lu son dossier et a décidé.
Il rédige dans le ton de la maison depuis vos réponses précédentes. Dès qu’une tâche demande d’apprécier une personne, il passe la main.
Ce qu’on nous dit dans ce métier, avant de commencer.
Répondre à tout le monde, ça ne fait pas perdre du temps aux candidats et à nous ?
C’est l’inverse. Un candidat sans réponse revient, appelle, ou parle de vous. Une réponse en une heure, puis une réponse de suite, coûte zéro minute au recruteur et fait de chaque candidat — même non retenu — quelqu’un qui repostulera.
On a trois cents candidatures par poste. Il faut bien trier.
Oui — et c’est le recruteur qui trie, avec des critères écrits, sur tous les dossiers. L’agent lui présente les dossiers dans l’ordre d’arrivée, organise et répond. Ce qu’il retire, c’est les deux heures de mails et d’agenda par jour, pas la lecture.
Combien de temps avant que ça serve à quelque chose ?
Le relevé des dix systèmes est rendu en 72 heures. L’ouverture du premier système demande deux à six semaines. Dans un service recrutement, la réponse à chaque candidat part souvent la première semaine.
Et pour un cabinet de recrutement, plutôt qu’une entreprise ?
Les gestes sont les mêmes, avec un client en plus à tenir informé : l’agent prépare le point hebdomadaire au client depuis l’ATS. Le choix et la présentation des candidats restent au consultant.
Les bassins où on nous appelle le plus pour ça.
Les mêmes gestes, dans des métiers voisins : IA pour les RH, IA pour les équipes commerciales, IA pour le juridique.
Ce qu’on a écrit sur ce sujet.
On vous dira quel système ouvrir en premier.
Décrivez le geste qui vous coûte le plus cher. Nous vous dirons ce qui est faisable, en combien de temps et à quel prix. Si la réponse est non, vous repartirez avec les deux raisons pour lesquelles c’est non.