IA pour l’industrie
Dans une PME industrielle, le geste qui coûte le plus cher n’est pas en atelier. C’est le chiffrage : retrouver l’affaire comparable, le prix de référence, la nomenclature, puis remplir une trame que quelqu’un d’autre a modifiée. Trois à cinq jours par consultation, et un concurrent qui répond en un.
Les gestes qu’on retire en premier dans ce métier
Ce que ce métier paie quand rien ne bouge.
Des fourchettes, pas des promesses. Elles viennent de gestes qu’on rencontre dans ce métier et d’ordres de grandeur qu’on mesure au relevé — le vôtre peut être en dehors, dans un sens comme dans l’autre.
Ce qu’on retire, et ce qu’on laisse.
Chaque geste est décrit avec ce que l’agent prend en charge et ce qui reste à une personne. Si la seconde colonne est vide, c’est qu’on n’a pas compris le métier.
Pré-chiffrer une consultation
Ce que fait l’agent
Il lit la demande et le plan, retrouve les affaires comparables dans vos archives de devis, pré-remplit la trame et cite les devis dont il s’inspire.
Ce qui reste à une personne
Le prix final, la remise, la décision de répondre ou non. Un prix faux qui part vite coûte plus qu’un prix juste qui part lentement.
Répondre à un appel d’offres
Ce que fait l’agent
Il extrait les exigences du cahier des charges, les met en face de vos réponses passées et signale celles qui n’ont jamais été traitées.
Ce qui reste à une personne
L’engagement. Chaque exigence cochée « conforme » l’est par une personne, parce que c’est elle qui devra la tenir.
Rédiger un compte rendu d’intervention
Ce que fait l’agent
À partir des notes du technicien — dictées, photographiées, tapées vite — il produit un compte rendu propre, dans votre format, avec les pièces remplacées et les temps.
Ce qui reste à une personne
La relecture, et la conclusion. Ce qui a été constaté est au technicien, pas à la machine.
Préparer la réponse à un audit client
Ce que fait l’agent
Le questionnaire arrive avec quarante questions dont trente-cinq ont déjà une réponse quelque part. Il les retrouve, les assemble, et marque celles qui restent ouvertes.
Ce qui reste à une personne
Les cinq qui restent, et la signature. Un audit engage la certification : rien ne part sans le responsable qualité.
Retrouver une spécification, une norme, un historique
Ce que fait l’agent
Il répond à « quel traitement de surface on avait fait sur la série de 2022 » en citant le dossier, au lieu de faire lever trois personnes.
Ce qui reste à une personne
L’interprétation. Il retrouve ce qui a été fait ; il ne dit pas ce qu’il faut faire.
Aucune spécification technique n’est validée par un agent.
C’est la limite propre à ce métier, et elle ne se négocie pas. Un agent retrouve, assemble, pré-remplit et cite. Il ne fixe pas une tolérance, ne choisit pas une matière, ne coche pas « conforme » sur une exigence. Ces gestes engagent une responsabilité qui doit rester identifiable — et le schéma ci-dessous montre l’endroit exact où la machine s’arrête.
Dans les deux branches, c’est le chiffreur qui envoie. L’agent ne raccourcit pas la décision, il raccourcit ce qu’il y a avant.
Dix systèmes, un relevé, un seul système ouvert à la fois — celui dont le retour est le plus court. Lire la méthode en entier, ou revenir au pilier agence IA.
Avec quoi on l’ouvre, et pourquoi ici.
Le choix de l’outil arrive en dernier et il est réversible. Mais dans ce métier, trois contraintes reviennent et orientent le choix avant même de commencer.
Plans, devis et fiches techniques sont soumis à des clauses de confidentialité client. Avant tout agent, on décide où vivent les documents — et « chez vous » est la réponse la plus fréquente.
Les scénarios industriels enchaînent beaucoup d’étapes courtes : lire un courriel, extraire, chercher, remplir, notifier. Un outil de flux se lit et se corrige par vos équipes, sans nous.
Dans ce métier, une réponse sans référence de dossier n’a aucune valeur. Le modèle est choisi et réglé pour indiquer d’où vient chaque affirmation.
Ce qu’on nous dit dans ce métier, avant de commencer.
Nos plans sont sous accord de confidentialité. Un agent peut-il les lire ?
Oui, à condition qu’ils ne quittent pas votre périmètre. C’est la première question de l’atelier, avant tout usage. Selon les clauses, on installe chez vous ou dans un hébergement européen isolé, et on écrit ce choix au devis. Aucun document ne sert à entraîner un modèle.
Nos devis sont dans un dossier partagé, sans structure. Ça marche quand même ?
C’est le cas le plus courant, et c’est le premier chantier : rendre lisible ce qui existe. Un agent ne vaut que ce qu’il peut lire. Une à trois semaines de socle documentaire avant d’ouvrir le premier système, selon l’état du dossier.
Le chiffreur va-t-il faire confiance à une trame pré-remplie ?
Pas au début, et il a raison. C’est pour ça que chaque ligne cite le devis dont elle vient : il vérifie en un clic au lieu de croire sur parole. Au bout de quelques semaines, il ne vérifie plus que les écarts.
Et l’ERP, la GPAO ? On ne va pas tout changer.
Non. L’agent lit ce que l’ERP produit et remplit ce qu’il attend. Il se branche à côté, il ne remplace rien. Si votre outil n’a pas d’interface, on passe par les exports qu’il sait déjà faire.
Les bassins où on nous appelle le plus pour ça.
Les mêmes gestes, dans des métiers voisins : IA pour le transport, IA pour le BTP, IA pour la logistique.
On vous dira quel système ouvrir en premier.
Décrivez le geste qui vous coûte le plus cher. Nous vous dirons ce qui est faisable, en combien de temps et à quel prix. Si la réponse est non, vous repartirez avec les deux raisons pour lesquelles c’est non.