IA pour la banque
Un dossier de financement arrive incomplet. Il dort dix jours avant que quelqu’un remarque qu’il manque un avis d’imposition. Le client, lui, croit que ça avance. Le geste qui coûte le plus cher ici n’est pas la décision — c’est tout ce qui attend avant elle.
Les gestes qu’on retire en premier dans ce métier
Ce que ce métier paie quand rien ne bouge.
Des fourchettes, pas des promesses. Elles viennent de gestes qu’on rencontre dans ce métier et d’ordres de grandeur qu’on mesure au relevé — le vôtre peut être en dehors, dans un sens comme dans l’autre.
Ce qu’on retire, et ce qu’on laisse.
Chaque geste est décrit avec ce que l’agent prend en charge et ce qui reste à une personne. Si la seconde colonne est vide, c’est qu’on n’a pas compris le métier.
Contrôler la complétude d’un dossier
Ce que fait l’agent
Il lit les pièces reçues, les met en face de la liste attendue pour ce type de dossier, et produit l’état : présent, absent, illisible, périmé.
Ce qui reste à une personne
La qualification. « Illisible » ou « périmé » sont des constats ; ce qu’on en fait est une décision du conseiller.
Relancer les pièces manquantes
Ce que fait l’agent
Dès qu’une pièce manque, il rédige la relance au client, en nommant exactement ce qui est attendu et pourquoi, puis relance à échéance si rien n’arrive.
Ce qui reste à une personne
Le ton et la fréquence, fixés au départ. Et tout échange qui sort du cadre « il manque tel document » remonte au conseiller.
Répondre « où en est mon dossier »
Ce que fait l’agent
Il donne l’étape, la date du dernier événement et ce qui est attendu de qui. Par écrit, avec les références.
Ce qui reste à une personne
Toute question qui contient « est-ce que ça va passer ». L’agent décrit l’état, jamais l’issue.
Préparer la synthèse d’un dossier
Ce que fait l’agent
Revenus, charges, historique, pièces : il assemble une fiche de synthèse sourcée, chaque chiffre renvoyant à la pièce dont il vient.
Ce qui reste à une personne
L’analyse et la décision. La synthèse fait gagner l’heure de lecture ; elle ne remplace pas le jugement.
Suivre ce qui change dans la réglementation
Ce que fait l’agent
Il lit les publications que vous lui désignez et signale ce qui touche vos procédures, avec l’extrait exact.
Ce qui reste à une personne
L’interprétation et la mise à jour des procédures. Il alerte ; le responsable conformité tranche.
Aucune décision, aucun refus, aucun conseil n’est produit par un agent.
C’est la limite la plus stricte de tous les métiers qu’on sert, et c’est aussi une obligation réglementaire. Un agent constate, relance, assemble et cite. Il ne dit jamais si un dossier passera, ne propose jamais un produit, ne refuse jamais rien. Le schéma ci-dessous montre où s’arrête son périmètre.
Toute demande qui contient une question sur l’issue, un taux, une condition ou un conseil part à droite, vers une personne habilitée.
Dix systèmes, un relevé, un seul système ouvert à la fois — celui dont le retour est le plus court. Lire la méthode en entier, ou revenir au pilier agence IA.
Avec quoi on l’ouvre, et pourquoi ici.
Le choix de l’outil arrive en dernier et il est réversible. Mais dans ce métier, trois contraintes reviennent et orientent le choix avant même de commencer.
Les pièces d’un dossier sont des données personnelles sensibles. Avant tout agent, on fixe où elles vivent, qui y accède, combien de temps elles restent. C’est écrit au devis et c’est vérifiable.
Chaque relance, chaque réponse, chaque état produit est journalisé avec sa source. Dans ce métier, ce que la machine a fait doit pouvoir être relu par un contrôleur — le journal en fait partie dès le départ.
Le modèle est configuré pour décrire et citer, jamais pour recommander. Quand une demande sort du cadre, il ne répond pas « probablement » : il passe la main.
Ce qu’on nous dit dans ce métier, avant de commencer.
Les pièces des clients peuvent-elles transiter par un modèle d’IA ?
Seulement dans un périmètre que vous contrôlez, avec un hébergement choisi pour ça, et jamais pour entraîner quoi que ce soit. C’est la première décision de l’atelier, avant même de parler d’usage. Si la réponse ne vous convient pas, on s’arrête là.
Un client peut-il croire que l’agent lui a donné un accord ?
Non, parce qu’il ne parle jamais de l’issue. Il dit « il manque tel document » ou « votre dossier est à l’étape X depuis telle date ». Toute question sur l’acceptation part au conseiller — c’est une règle du circuit, pas une consigne.
Notre conformité va-t-elle accepter ça ?
C’est elle qui définit le périmètre en atelier, et le journal d’exécution lui est accessible. Un agent qui ne décide rien, qui cite chaque pièce et qui laisse une trace est plus facile à auditer qu’un conseiller pressé.
On est un petit cabinet de courtage. Ça vaut le coup ?
C’est là que l’écart est le plus grand. Un courtier passe l’essentiel de ses journées à relancer des pièces. Un seul geste — la complétude et la relance — suffit à changer sa semaine, sans toucher au reste.
Les bassins où on nous appelle le plus pour ça.
Les mêmes gestes, dans des métiers voisins : IA pour l’assurance, IA pour l’immobilier, IA pour le juridique.
Ce qu’on a écrit sur ce sujet.
On vous dira quel système ouvrir en premier.
Décrivez le geste qui vous coûte le plus cher. Nous vous dirons ce qui est faisable, en combien de temps et à quel prix. Si la réponse est non, vous repartirez avec les deux raisons pour lesquelles c’est non.