IA pour la restauration
Une demande pour trente personnes arrive à 20 h 15, en plein service. Elle est lue à minuit, et la proposition part le surlendemain — quand le client a déjà réservé ailleurs. Le geste qui coûte en restauration n’est pas en cuisine ni en salle. C’est tout ce qui arrive par écrit pendant qu’on n’a pas les mains libres.
Les gestes qu’on retire en premier dans ce métier
Ce que ce métier paie quand rien ne bouge.
Des fourchettes, pas des promesses. Elles viennent de gestes qu’on rencontre dans ce métier et d’ordres de grandeur qu’on mesure au relevé — le vôtre peut être en dehors, dans un sens comme dans l’autre.
Ce qu’on retire, et ce qu’on laisse.
Chaque geste est décrit avec ce que l’agent prend en charge et ce qui reste à une personne. Si la seconde colonne est vide, c’est qu’on n’a pas compris le métier.
Répondre aux demandes de groupes et d’événements
Ce que fait l’agent
Il accuse réception dans la minute, extrait date, effectif, formule, contraintes, vérifie le planning, et pré-remplit la proposition à partir de vos formules.
Ce qui reste à une personne
La disponibilité finale, le prix, les exceptions. Une salle promise deux fois coûte plus cher que trois heures de délai.
Gérer les réservations et les rappels
Ce que fait l’agent
Il confirme, rappelle la veille, propose un autre créneau quand c’est complet, et tient la liste d’attente.
Ce qui reste à une personne
Le placement, la table à donner ou pas, l’exception pour un habitué. C’est la salle qui décide.
Préparer les réponses aux avis
Ce que fait l’agent
Il rédige une réponse à chaque avis, dans le ton de la maison, en tenant compte de ce qui s’est passé ce soir-là si vous l’avez noté.
Ce qui reste à une personne
La publication. Rien ne part sans relecture, et aucun avis n’est jamais écrit ou sollicité de façon trompeuse.
Préparer les commandes fournisseurs
Ce que fait l’agent
À partir des niveaux relevés, du menu de la semaine et de l’historique, il prépare la commande par fournisseur, avec les écarts par rapport à d’habitude.
Ce qui reste à une personne
La validation. Une commande passée sans le chef, c’est une chambre froide pleine de ce qu’on n’avait pas prévu.
Tenir les fiches allergènes et les menus à jour
Ce que fait l’agent
Quand une recette change, il prépare la mise à jour des fiches allergènes et des menus, et signale ce qui n’est pas renseigné.
Ce qui reste à une personne
La validation de chaque allergène par le chef. Un allergène oublié n’est pas une erreur de saisie.
Aucun allergène n’est validé, aucune réponse publique n’est publiée par un agent.
Les deux endroits où une erreur ne se rattrape pas. L’agent prépare les fiches et les réponses ; le chef valide les allergènes, une personne relit ce qui devient public. Et jamais, dans aucun cas, un avis n’est écrit ou sollicité de façon trompeuse. Le schéma ci-dessous montre le circuit d’une demande de groupe.
L’accusé de réception part dans la minute, dans les deux branches. C’est lui qui retient le client — la proposition suit quand une personne a une minute.
Dix systèmes, un relevé, un seul système ouvert à la fois — celui dont le retour est le plus court. Lire la méthode en entier, ou revenir au pilier agence IA.
Avec quoi on l’ouvre, et pourquoi ici.
Le choix de l’outil arrive en dernier et il est réversible. Mais dans ce métier, trois contraintes reviennent et orientent le choix avant même de commencer.
Zenchef, TheFork, un agenda partagé : l’agent lit ce qu’il expose et écrit dans ce qu’il accepte. Il ne remplace rien.
Les formules changent avec la saison. Une règle se corrige en quelques minutes par vous, sans nous appeler.
Il apprend de vos réponses passées et le reproduit. Vous relisez — et vous corrigez, souvent, les premières semaines. Ensuite, presque plus.
Ce qu’on nous dit dans ce métier, avant de commencer.
On répond nous-mêmes aux avis, c’est notre voix.
C’est pour ça qu’il prépare et ne publie pas. Il enlève la page blanche et le retard ; la voix reste la vôtre, parce que vous relisez et vous modifiez. Un avis qui attend trois semaines sans réponse, ça, ce n’est pas votre voix.
Les allergènes, c’est trop sérieux pour une machine.
Oui, et c’est écrit au devis : il prépare la fiche, le chef valide chaque ligne. Ce qu’il enlève, c’est l’oubli de mise à jour quand une recette change — l’endroit où l’erreur naît.
Combien de temps avant que ça serve à quelque chose ?
Le relevé des dix systèmes est rendu en 72 heures. L’ouverture du premier système demande deux à six semaines. Idéalement hors saison, pour qu’il tourne quand vous n’avez plus le temps d’y penser.
Un seul restaurant, c’est pour nous ?
Un seul geste — les demandes de groupes — suffit à changer la semaine d’un restaurant qui fait des banquets. Pour un groupe de restaurants, on ouvre le même système sur tous les établissements d’un coup.
Les bassins où on nous appelle le plus pour ça.
Les mêmes gestes, dans des métiers voisins : IA pour l’e-commerce, IA pour les équipes commerciales, IA pour l’immobilier.
Ce qu’on a écrit sur ce sujet.
On vous dira quel système ouvrir en premier.
Décrivez le geste qui vous coûte le plus cher. Nous vous dirons ce qui est faisable, en combien de temps et à quel prix. Si la réponse est non, vous repartirez avec les deux raisons pour lesquelles c’est non.